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Uranie : Muse de l'astronomie : Mon univers !

Dimanche 15 mars 2009

Non sans stupeur, un commentaire de Marie-Eva me rappela ce matin l'existence de ce blog, que, tel un mauvais maître, j'avais abandonné au détour d'un chemin creux il y a de cela presque un an.


Et lorsque je retournai sur cette page, où je n'avais mis les pieds depuis plusieurs mois, je me sentis pris à la gorge par un bien triste sentiment de culpabilité. Je voyais pour ainsi dire ses grands yeux numériques me regarder, me transpercer, et dénoncer à la face du monde ma lâcheté.


Et pourtant ! Si le temps m'a manqué, je n'oserai prétendre que ma vie s'est trouvé depuis mai 2008 vide de tout événement, de toute surprise et de tout enrichissement intellectuel.


Certes, étranglé par un sentiment de régression intellectuelle, étouffé par mes activités annexes, je ne me voyais guère me lancer dans la rédaction d'articles dont la matière ne germait pas spontanément dans mon esprit. Mais tout de même...


Enfin ! Le fils prodigue est revenu, et peut-être daignera t'il enfin s'atteler à des tâches rédactionnelles...


Par TaSi
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Dimanche 9 mars 2008
Ayant été honteusement et lâchement tagé par Charlotte Hoffmann alias "la-demoiselle-qui- se- trompait- de- sens- pour- aller- au- QG- de- l'UMP- hinhin- du- PS", je me vois contraint de racconter six choses stupides ayant trait ma vie et de désigner six pauvres hères blogueurs de mes amis pour leur faire subir le même supplice... aussi... !


1. J'ai tendance à me comporter en grand seigneur ce que le niveau de mon compte bancaire ne devrait pas me permettre, et ne peux m'empêcher d'inviter au restaurant, cinéma, théâtre, etc... les gens que j'apprécie beaucoup...

2. Je considère que l'histoire de la musique commence en 1813 et finit en 1883... Ce qui ne m'empèche pas d'avois acquis l'intégrale de Jean-Pax Méfret (par pur esprit de contradiction !)

3. J'ai en fermage une quinzaine de ruches dont je dois récolter le miel depuis l'accident de mon pôpa, quand bien même je ne consomme pas de miel ! En revanche, je sais très bien faire la fondue et la soupe à l'oignon !

4. Paradoxal jusqu'au bout, j'ai un oeil myope, et l'autre hypermétrope...

5. J'aime laisser croire que je suis bien plus à droite que je ne le suis réellement (xénophobie et antisémitisme sont des options  en prime) parce que je trouve très drôle d'outrer les bonnes consciences et de passer pour le fasciste que je ne serai jamais (essayez, il n'existe rien de plus jouissif !). D'ailleurs je suis convaincu d'être la réincarnation de Gengis Khân, Cicéron, Pinochet et Bismarck réunis quand j'ai bu. De toutes façons, j'ai toujours préféré les méchants dans les histoires et même dans l'Histoire ! Quentin Thévenon prétend qu'il faudrait concevoir un trivial pursuit spécial Reich rien que pour moi ; ce à quoi je dois ajouter que je n'ai jamais de chance dans les jeux de société...

6. Je suis obsédé (sainement ! à ne pas relier avec le truc précédent) par la notion d'indo-européanité et les relations politiques, militaires et économiques entre les grands empires d'asie centrale (Achéménide puis Séleucide) et  les populations iraniennes nomades et scythiques (Dahéens puis Parthes, Saces) entre le Vème et le IIème siècle avant JC.... [gros blanc]... ce qui explique que je joue encore et toujours à Rome Total War, et en particulier à son mod Europa Barbarorum sur mon portable dont tout le monde se moque !


Rha, difficile, de dire tant de chose un minimum faussement interressantes !

Mais pour prendre ma revanche, je vais à mon tour TAGer :
- Anne Reynaud, ma consoeur d'hypokhâgne (héhé) au  blog éminement culturel !
- Herr Schmaltz,  qui se fera un plaisir d'en parler sur sa tribune humaniste !
- Quentin Thévenon, qui trouvera bien autre chose à nous racconter... après tout, tout part de lui

.... pour les autres on verra ultérieurement, le pool des individus possédant un blog que je connais ayant été passablement appauvri par Quentin et Charlotte.

Nota : Erick Roux de Bézieux a TAGé ce cher Robert Marmoz, je suis curieux de voir le résultat !
Par TaSi
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Mardi 4 mars 2008
Cet article n'interressera probablement pas grand monde, mais je crois qu'il m'est nécéssaire, dans un but catharsistique. Par hasard, je suis tombé tout à fait par hasard sur le compte-rendu publié sur le site du Bureau d'Enquète et d'Analyse du Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables (ex-ministère des transports) de l'accident d'avion survenu le 11 juillet 2004 en l'aérodrome de Toulon le Castelet qui est responsable de l'état actuel de papa.

_______________________________________

ACCIDENT survenu à l'avion immatriculé F-PBRL

 

Evénement :

sortie latérale de piste lors d'une interruption de l'atterrissage, décollage et collision avec des arbres.

Causes identifiées :

décision tardive d'interrompre l'atterrissage,

décision de décollage par conditions dégradées,

obstination à atteindre l'objectif.

 

Conséquences et dommages :

pilote grièvement blessé, passager légèrement blessé, aéronef détruit.

Aéronef :

avion Pottier P 230 S « Panda » (construction amateur).

Date et heure :

dimanche 11 juillet 2004 à 12 h 05.

Exploitant :

privé.

Lieu :

AD Le Castellet (83), piste 31 revêtue, 1 750 m x 30 m, LDA : 1 635 m.

Nature du vol :

voyage.

Personnes à bord :

pilote + 1.

Titres et expérience :

pilote, 50 ans, PPL de 1991, UL de 1999, 413 heures de vol dont 319 sur type et 8 h 50 dans les trois mois précédents.

Conditions météorologiques :

estimées sur le site de l'accident : vent 310° / 15 à 22 kt, rafales à 35 kt, température 21 °C, fortes turbulences, CAVOK, QNH 1011 hPa.

 


Circonstances

 

Le pilote, propriétaire et constructeur de l'aéronef, et son passager effectuent un voyage de l'aérodrome de Mâcon Charnay (71) vers l'aérodrome du Castellet. A l'arrivée, lors du premier contact radio, l'agent AFIS informe le pilote des conditions météorologiques et lui communique un vent de secteur 320°, variant de vingt à trente nœuds.

Des témoins au sol expliquent qu'à une hauteur d'environ deux cents pieds en courte finale pour la piste 31, l'aile droite de l'avion se soulève. Le P 230 dévie vers la gauche puis revient sur l'axe de la piste. Le train principal touche le sol, l'aile droite se soulève à nouveau. Le régime du moteur augmente. L'avion sort de la piste par la gauche, décolle et va heurter des pins situés à environ quatre-vingt-dix mètres de l'axe de piste.

L'examen des traces sur la piste montre que l'aile gauche de l'avion a touché le sol à deux reprises. La première trace, longue de trois mètres, se trouve à cent vingt-six mètres du seuil de piste décalé. La deuxième, d'une longueur équivalente, se situe huit mètres après la première trace et à un mètre du bord gauche de la piste.

Les marques laissées par l'hélice à une hauteur de trois mètres cinquante sur le premier pin percuté montrent que le moteur délivrait de la puissance et que l'avion avait quitté le sol.

Le pilote se rendait pour la première fois à l'aérodrome du Castellet où un membre de sa famille l'attendait.

Il avait pris connaissance des conditions météorologiques avant son départ. Un fort mistral était établi dans la vallée du Rhône, sur les Bouches-du-Rhône et l'ouest du Var.

Il possédait la carte d'approche à vue de l'aérodrome. Les consignes particulières informent les pilotes de la présence possible de tourbillons en approche finale par fort vent de nord-ouest.

vue aerienne traces sur la piste

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Cependant, à la lecture de ce compte rendu, j'observe un certain nombre d'incohérence, oserai-je dire. A commencer par les "causes identifiées" de l'accident, qui me paraissent assez surréalistes. Ayant été informé par les deux personnes présentes à l'intérieur de l'appareil -à savoir papa et maman- il me semble être en droit de les rectifier :
- décision tardive d'interrompre l'atterrissage : tout bonnement stupide : la rafale tourbillonante de vent qui a déséquilibré l'avion s'est produite à l'instant même où le train principal touchait le sol (et venant d'une direction autre que le vent dominant annoncée par l'agent ATIS); auparavant
- décision de décollage par conditions dégradées : les conditions n'étaient pas hautement dégradées : preuve en est que l'état météorologique était : CAVOK, c'est à dire : Ceiling And Visibility OKay ! Jusqu'à l'intant crucial, certes un vent moyen se maintenait, mais rien n'est plus normal dans le sud... Et lorsque la rafale a emporté l'avion, papa a justement tenter de remettre les gaz pour se dégager et éviter l'accident, ce qui est précisé dans le compte rendu.
- obstination à atteindre l'objectif : de pis en pis... Je crois qu'on ne peut appliquer cette catégorie préfaite à quelqu'un de rigoureux comme Papa qui, à moult occasions, n'a jamais hésité à repousser et à tenter plusieurs atterrissages pour parvenir à les effectuer dans des conditions de sécurité (je songe notamment à Friedrishafen où ce n'est qu'au bout de la quatrième tentative que nous pûmes, ou encore à Chambley en 2002, où pour éviter un ciel couvert nous nous posâmes longuement à Nancy...).

Bref... Je me sens un peu offensé par des obscénités bureaucratiques qui simplifient la situation à l'extrème au point de rendre le pilote -papa- seul responsable de l'accident, quand celui-ci n'est dû qu'à un hasard abominable, qui a fait que l'avion a tenté de se poser une minute trop tôt ou trop tard, avant ou après une rafale imprévisible... Mais qu'y puis-je ? Cette journée a été une sorte de tournant dans ma vie, la fin de mon "enfance prolongée... Un peu aussi la fin du père que j'avais toujours connu...

... Et celà fait déjà bientôt quatre ans...


Je crois que je parlerai de F-PBRL dans un article ultérieur...

 

Par TaSi
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Lundi 21 janvier 2008

Bon, je sais que c’est une très mauvaise habitude que je suis en train de prendre, à savoir de répondre à des articles parus ailleurs, en particulier sur l’indigne Anakinweb, par une news sur mon propre blog. Mais que voulez-vous ? J’ai tendance à monter rapidement sur mes grands destriers pour enfoncer le madrier entre les yeux de l’adversaire… et comme je crains d’être censuré (à tord où à raison) par des modérateurs en quête de travail, je me sens obligé de poster mes réponses ici et de faire suivre le lien par mail à l’offenseur… suis-je sot…

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui c’était un sujet d’une grande facilité qui m’a lancé sur le chemin de la croisade patriotique… En effet, il revenait à demander au lecteur ce qu’il pensait (sans la moindre innocence !) du « beaujolais nouveau ». Mais bien qu’étant réservé vis-à-vis de cette mixture, je n’en suis pas moins beaujolais de sang, et ce sang n’a fait qu’un tour… Aussi me suis-je fendu d’une tirade violente ici reproduite…

 

Lien vers l’offenseur…qui ose parler de « beaujolet »… et puis pourquoi pas de Bôjaullhey pendant qu’on y est ?

 

Introduction

Primo mon enfant, quand on ne sait pas écrire un mot, on s'abstient. Pour ton information, celà s'écrit : BEAUJOLAIS, du nom de BEAUJEU, vill(ag)e tirant lui même son nom des sires de BEAUJEU qui dominaient la région comprise entre le comté de Macon au nord, et le comté de Lyon au sud.

Segundo, quand on ne maîtrise pas un sujet, quand on ne sait pas de quoi on parle, on ferme sa gueule, pour parler vulgairement. Jusqu'à nouvel ordre, je ne vois ici qu'une poignée d'individus, dont aucun n'a de véritables connaissances oenologiques, dont aucun, selon toute évidence n'a même la moindre compétence ou idée du travail viti-vinicole.

(Navré pour vous, vous m'avez lancé, vous allez vous en prendre plein le faciès...)

Vif du sujet

Tout d'abord, je souhaite vous reprendre sur l'argument "commercial". Il me semble que tous les vignobles en France bénéficient tous d'une couverture commerciale et communicante digne de ce nom, et sûrement pas le Beaujolais plus que les autres. Si vous m'alignez face à celà le fait que sa réputation est surfaite, je ne le nierai point entièrement, mais vous répondrai que c'est loin d'être le seul vignoble pour lequel c'est le cas, et sûrement pas celui pour lequel la différence entre le niveau de communication et le niveau de qualité réelle est le plus atterrant. A ce sujet, je vous renvoie sur la qualité moyenne tout bonnement pathétique des champagnes, ou même de Bourgognes génériques, et je ne parle pas des "Saint Emilion" que mon voisin de post encense avec une naïveté si touchante.

Car, mon cher ami, des vins de qualité, il y en a partout. En Beaujolais comme ailleurs, et pas forcément moins qu'ailleurs, d'autant plus que vous (et nombre d'autres individus sans connaissance viticoles) tendent à confondre pratique des primeurs et Beaujolais dans sa globalité, qui, je le rappelle à l'intention des personnes un peu déconnectées de la réalité (ou désireuses de faire les malignes sans y arriver) se compose de dix crus, du beaujolais, et du Beaujolais village. Et s'il faut reprocher quelque chose au beaujolais, cela devrait être lié à ses méthodes de vinification traditionnelle (dite : beaujolaise) qui empêche toute innovation... sans que cela puisse changer, très chers amis, car elles sont fixées ad vitam éternam par l'INAO... Notez cependant que la notion assez surréaliste d'"industrielle" me fait doucement sourire à l'heure où une baisse drastique des rendements a été imposé depuis quelques temps, et dans un vignoble où la taille moyenne des exploitations est de cinq hectares...

D'ailleurs, dans le domaine du vin, je ne sais pas ce qu'est un "sponsor", navré de vous l'annoncer. Qui plus est, on n'a jamais tenté -à part à l'époque de ce cher Papa Bréchard, ce qui remonte à plus d'une vingtaine d'années- de faire passer le Beaujolais dit "nouveau" pour un "vin super". Soit ces personnes sont sottes et ne comprennent pas la direction volontaire d'une publicité, soit leur mauvaise foi est étonnante de vigueur. Il est en effet présenté comme un vin convivial, simple, etc... que celà soit ou ne soit pas le cas, je m'en désintéresse, soit dit en passant.

Le délicieux argument écrit supra : "a un bon vin est un vin qui à un peu d'age, qui s'est affiné avec le temps, le beaujolet, et bien je le trouve bien trop vert, trop acide en fait!!" est aussi générique que stupide. Au cas où son auteur l'ignorerait, cela dépend de moult critères : cépage, caractéristiques... Et le fait que, je cite "la qualité se dégrade d'année en année" est plus que discutable, a fortiori quand on constate l'age faible de son auteur : 21 ans. je doute que sur sa durée de vie, il ait pu avoir un panorama large lui permettant d'établir une échelle de valeur.

Enfin, bien que cela ne touche généralement pas les esprits médiocres, j'aimerai rappeler qu'à l'heure actuelle, et ce depuis près de quinze ans, le beaujolais est dans une crise économique très grave, non pas due à une illusoire et phantasmatique "qualité qui se casse la gueule", mais à la guerre des prix que se livrent certains négociants en vin. A cette heure, le pays sur lequel vous cassez si complaisamment du sucre sur le dos est un pays où les viticulteurs vendent leur vin à perte, se suicidant parfois lorsqu'ils se retrouvent ruinés, coincés face à la catastrophe annoncée (ce que je sais mieux que quiconque de vous, mes pauvres amis. Tel a été le cas de mon cousin.). Mais pourquoi cassez vous du sucre si facilement sur son dos ? Pourquoi ressassez-vous si facilement des avis qui ne sont pas les vôtres en propre, mais ceux d'une presse du vulgaire en mal de sensation qui trouve si plaisant de faire du papier en ressortant chaque année les mêmes propos (d'ailleurs souvent techniquement faux...) contre un vignoble qui n'a plus la force de se défendre ?

Tout simplement parce que vous n'avez ni les compétences, ni l'intelligence de vous faire une opinion propre. Parce que vous n'êtes pas des esprits libres, curieux, et dotés d'esprit critique. Et pour celà, mes pauvres, je vous plains.

Bref, navré d'avoir été aussi offensif, mais parmi les choses que je ne supporte pas, il y a la critique facile provenant de cuistres sans compétence aucune. Aussi sujet à critique que puisse être la pratique de la primeurisation du Beaujolais (et je SUIS critique), ce genre de sujet minable me parait bien facile, et indigne des capacités d'un cerveau humain. Et n'oubliez pas, médiocres, que la critique, ça n'est jamais la facilité.

Par TaSi
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Mercredi 26 décembre 2007
Certes, je m'y prend un peu tard pour noël et un peu en avance pour le nouvel an, mais ma courtoisie naturelle (qui ne s'exprime pas sur le radio du même nom !) m'ammène à vous souhaiter de :

Joyeuses Fêtes !


Et en prime pour Charlotte qui était incrédule quand je lui parlais de notre sapin familial en feutrine... Une photo de notre sapin de cette année qui, à défaut d'être beau (j'oserai même dire qu'il était très laid !) était.. vrai
!

122507190404.jpg

Par TaSi
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Lundi 17 décembre 2007

Après une période de latence et d'inefficacité chronique,  dans un instant de lucidité dont je ne doute pas de l'origine divine, je me suis souvenu tout à fait  impromptuement que j'avais un blog. Etrangement, en dépit de l'existence présente ou passée de mes quatre autres blogs, abandonnés lâchement après quelques semaines voir jours d'intérêt, celui-ci m'a interpellé, m'a hélé des tréfonds de ma mémoire où je le croyais perdu.

Pourquoi ? Nul ne le sait, et sûrement pas moi.

Il me serait bien aisé de tirer des plans sur la comète afin de rationaliser ce qui ne peut l'être, mais je ne le ferai pas. Je préfère m'abandonner à une vague conviction de prédestination qui a l'avantage d'éviter toute réflexion stérile, et, au delà de ça, qui me permet de délirer sans but dans une prose illisible. Je m'étonne moi-même, de ce plaisir de l'alambiqué, de cet amour du baroque tellement rococo qu'il en devient bas de gamme et kitch qui fait mon écriture. Haine de la rationalité ? Rejet de l'efficacité ? Mépris vis à vis du contenu et du contenant ? Amour de l'exotique et éloge de la folie ?

Rarement, message aura été aussi peu serviable et illisible que celui-ci. C'est justement là toute son utilité. J'aime cette catharsis du pauvre, qui le pousse, alors qu'il est dénué de talent et de matière digne d'intérêt, à déverser un propos fade, inconséquent, qui englue dans ses circonvolutions son lecteur, et finit par le noyer dans d'insupportables billevesées.

Oui, je m'étais promis d'écrire quelque chose sur ce blog surgi d'outre-tombe. Mais se posait le problème de la matière. J'avais à la fois trop de choses à dire, et trop peu de désir de construction. Aussi me trouve-je en train d'échouer dans ce puit sans fond du propos sot.  J'ai conscience de ne déblatérer pour l'heure que niaiseries, sottises, fadaises et  balivernes. Le comble étant que j'y prend un plaisir intense. Un plaisir sadique. Un plaisir confinant à la folie.

Et non, cher lecteur, je n'ai aucune envie d'arrêter, tel est le drame ! Véritable trou noir, mon propos créée du vide à partir de son vide. Véritable antimatière culturelle et intellectuelle, il alimente son propre ennui.

Mais, me demanderez-vous, jusqu'où es tu capable de continuer, pauvre fou ? Loin, très loin. Mais, esprit de contradiction oblige, je me sens obligé de mettre mon point final ici.

 
Par TaSi
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Mercredi 25 avril 2007
De nouveau absent et cette fois ci, c'est pour de bon. Inutile de dire que ces trois premières épreuves ont été catastrophiques, mais par bonté, je vais vous faire partager mes sujets :


Philosophie : "La culture est-elle une seconde nature ?"

Géographie : "La ville produit-elle des territoires de pauvreté ?"

Français : ""Partiellement effacés, mais repérables çà et là en traces énigmatiques, à compléter, des mots anciens se profilent sous la phrase en train de s'écrire. [...] Des paroles réputées proches des origines, et porteuses de l'influx initial des Muses, viennent hanter le poème nouveau, l'animer de leurs propres résonances et le projeter dans le contexte de la Fable, bien au delà du monde familier et de l'histoire vécue au présent."

André TOURNON, "Palimpsestes, échos, reflets. Le dédoublement dans la poétique de Ronsard" in Aspects de la poétique (Ph. De Lajarte dir.), Caen, Presses universitaires de Caen, 1989, p27

Dans quelle mesure votre lecture des Amours de Ronsard est-elle éclairée par ce jugement ?"

Histoire :  "La consommation aux Etats-Unis. (1917-1988)."

Anglais : Version : extrait de Angels and Insects de Antonia Susan Byatt

Option Histoire : Commentaire de document : extrait du Nouveau Voyage autour du Monde du Gentil de la Barbinais.

Option Géographie : Commenaire de la carte de Brumath.


Pour tout vous dire, je pense avoir lamentablement raté ce concours -comme 97% de ceux qui le passent, me diriez vous.- En effet, j'ai fourni des copies honteuses en Géographie et en Option Géographie, ce que je ne me pardonne pas. Sans surprise, les épreuves de Français et de Philosophie ont été assez laborieuses. En revanche, je suis assez satisfait de ce que j'ai pu faire en Histoire et Option Histoire...

Advienne que pourra / Wait and See / Inch'allah...
Par TaSi
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Mercredi 28 mars 2007
Grande inactivité qui est la mienne en ce lieu, du fait de mon concours blanc... Pour parler vrai, je sens mon cerveau se liquéfier de jour en jour, sans arriver à y mettre le holà. Subséquemment, je me sens un peu obligé de vous faire partager ma joie en vous communiquant mes joyeux sujets.

Histoire : "Être américain (1917-1988)"

Géographie : "Etat, transport et pauvreté urbaine dans le Monde"

Option Histoire : à venir (Vendredi !)

Option Géo : à venir (Vendredi !)

Français : "Jean-Jques Ampère, ami et admirateur de Prosper Mérimée, dit de lui, à propos de son théâtre : "Il n'a point songé à une école, à un système, mais au naturel et à la vérité." Qu'en pensez-vous ?"

Philosophie : "Culture et liberté s'impliquent-elles ?"


Pour mémoire, ceux de mon premier concours blanc étaient :


Histoire : "Evangile social et évangile du travail aux Etats-Unis de la fin des années 1910 à la fin des années 1920"

Géographie : "Pauvreté urbaine et dynamiques foncières dans le monde"

Option Histoire : Commentaire de texte : "Les conséquences de la Bataille de Delion", Thucydide

Option Géo : Commentaire de cartes : carte 1/50.000 et carte géologique de la région de Vittel

Français : " Dès la querelle des arts et des sciences, Rousseau a su voir que la généalogie du mal est complexe, et qu'on ne peut simplement incriminer le savoir et les techniques. Le mal, c'est l'inquiétude d'esprit que dénonçaient les stoïciens et c'est aussi ce que les modernes nomment aliénation : ne plus s'appartenir, vivre pour l'opinion et pour le regard des autres, exiger davantage que la nécéssaire reconnaissance de l'homme pour l'homme. Le mal, qui est venu du dehors, est la passion du dehors" (Starobinski, Essai sur le Second Discours) Un tel aperçu de la pensée de Rousseau rend-il compte de la Lettre à d'Alembert ?

Philosophie : "Les notions de culture et de nature s'opposent-elles nécéssairement ?"
Par TaSi
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Lundi 5 mars 2007
Déménageant en ces lieux -si je peux utiliser une expression aussi triviale- je me permet de faire suivre quelque chose qui me tient à coeur : le modeste hommage que j'ai pu rédiger quelques instants après avoir apris le décès de Monsieur Folliet. En espérant que ce transfert ne lui fasse pas réellement perdre de sa spontanéité...

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A la mémoire de Monsieur Folliet


Il y a quelques minutes, j'ai reçu un appel téléphonique. C'était Delphine, et au son de sa voix, de savais bien que quelque chose n'allait pas, ce que j'appris bien assez vite.

Monsieur Jean Folliet est mort.

Ce nom ne dira peut-être rien à ceux qui n'ont fait ni Khâgne, ni Hypokhâgne à Herriot ces vingt dernières années. Monsieur Folliet était plus qu'un agrégé d'histoire, il était une véritable légende à Herriot, et même dans les autres prépas de Lyon, il se disait qu'à Herriot, nous avions un professeur d'histoire exceptionnel. Un homme grand, massif, à la très longue barbe rousse et doté d'une culture -que dis-je ? d'une érudition universelle- encyclopédique. Un puit de science à dimension quasi-divine qui,ironie du sort, collectionnait les rubriques nécrologiques pour la conception de ses cours.

Diable de cours ! De véritables livres, des centaines de pages de polycopiés écrits en police 9 (parfois 10) dont l'ingurgitation n'était pas toujours aisée...

Diable d'homme aussi... Je me souviendrai toujours de ses plaisanteries parfois assez lourdes, et de la fois où, me voyant lire le monde, il s'approcha, et dit : "voilà un bon étudiant, il lit Le Monde, puis, voyant mon ami Lucas lire mon journal dit : "voilà un étudiant efficace, il lit Le Monde de son ami !".

Je le vois toujours devant moi, imposant, parfois dut, mais toujours juste. Je le revois, fascinant, abreuvant ses khâgneux de connaissances gouleyantes. Je le revois et je n'arrive pas à me faire à l'idée de son décès.

J'ai envie de hurler. J'ai envie de pleurer, de manifester mon incomptéhension devant cette injustice. J'ai envie de faire silence de dépit.

Mais je ne comprends toujours pas. Pourquoi vous, monsieur Folliet ? Nous vous pensions immortel et nous n'arrivons pas à admettre ce qui arrive. Un stupide accident de voiture. On m'avait dit que vous aviez une conduite quelque peu sportive de votre AX, mais de là à admettre que vous, vous la force de la nature puissiez finir de si triste façon, je ne puis.

Je pense à vous. J'ai -comme toujours- peur de vous. Mais je vous respecte. Vous fûtes sans conteste le meilleur professeur que j'ai pu croiser au fil de ma scolarité. Je sais que vous me manquerez. Que vous manquerez à vos optionnaires d'histoire. Que vous manquerez à vos khâgnes et à vos hypokhâgnes. Que vous manquerez à Herriot. Que vous manquerez à tous ceux qui ous connaissent -et en cet instant, je pense à votre famille-. Et même que vous manquerez à tous ceux qui ne vous connaissaient pas.

A vous, avec tout mon respect et toute la fidélité que peut avoir un de vos élèves optionnaires,

votre élève, Brice Rosier-Laperrousaz.

postée le 12-02-2007 14:00


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Décédé le 11 février 2007, Monsieur Folliet a été inhumé le jeudi 15 février à Gruffy, au pied du Semnoz, en Haute Savoie.

J'en profite pour créer des liens vers les deux beaux hommages que j'ai pu lire sur cet homme d'exception -que leurs propriétaires m'en excusent.
Celui de Marilor
Celui de Makse

Le dessin ci-dessous, que je mets en ligne sans autorisation -honte à moi- a été réalisé par mademoiselle V.D.-F.

Par TaSi
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