Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Euterpe - Muse de la Musique

Jeudi 28 février 2008

Que dire ? Sinon que cette magnifique chanson de 1966 se suffit à elle-même, l'image ne faisant que la renforcer par la vue d'un Brassens toujours trompe-la mort délicieusement ironique vis à vis de la grande faucheuse...



Et comme je suis bon : les paroles. On notera la versification rigoureuse de cette véritable chanson-fleuve de plus de sept minutes, et rappelera que Brassens est dans les faits enterré au cimetière des pauvres de Sète... Mais n'avait il pas lui-même dit : « Je te signale que je m'en fous d'être enterré à la plage de Sète, ça m'est complètement égal. J'ai fait ça pour m'amuser, pour aller aux bains de mer... » ?


Supplique pour être enterré à la plage de Sète

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances,
ti_bug_fck
Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008
Le titre du présent blog faisant référence à  l'Apollon Musagète de Stravinski, je me sens obligé d'écrire quelques mots sur cette oeuvre.


Apollon Musagète est une ballet en deux tableaux composé par Igor Stravinski et créé en 1928  dans la bibliothèque du congrès, à Washington, sur la commande de la mécène Elizabeth Sprague Coolidge, qui désirait un ballet d'une demi-heure ne nécéssitant qu'un nombre réduit de musiciens.

Le compositeur, qui avait toujours réussi à faire siens les désirs de ses commenditaires se lança donc dès l'été 1927 dans la composition de l'oeuvre, qu'il voulut à résonnance mythologique héllenique : il choisit donc le thème de l'Apollon Musagète, c'est à dire d'Apollon instruisant les muses et leur fixant à chacune l'art dont elle serait l'inspiratrice et la divinité tutélaire, en ne retenant que trois de celles-ci : Calliope, Polymnie et Terpsichore, à savoir celles ayant plus ou moins trait à l'art de la danse, et plus généralement, à l'art chorégraphique.

A contrario des autres oeuvres de Stravinski, la musique de l'Apollon Musagète est classique (au sens large du terme), au sens où elle s'inspire directement de la musique baroque française -elle reprend notamment une ouverture "à la française"-, sans pour autant verser dans un plein académisme. Ce ballet blanc se caractérise au final par une forme particulièrement sobre, pour ne pas dire dépouillée, et la composition de l'ensemble sensé le donner n'y est pas étranger : cuivres et bois en sont absents -Stravinski dira qu'il considérait qu'ils avaient trop été utilisés par le passé-, tandis que les cordes à archet sont seuls représentés ; en effet, la formation devait se composer de huit premiers violons, huit seconds violons, six altos, quatre premiers violoncelles, quatre seconds violoncelles et quatre contrebasses pour un total de 34 musiciens.

L'oeuvre se divise en deux tableaux :
- Un prologue avec la Naissance d'Apollon
- Une seconde scène, qui se compose musicalement de :
        *la variation d'Apollon
        *un pas d'action
        *la variation de Calliope
        *la variation de Terpsichore
        *une seconde variation d'Apollon
        *un pas de deux, entre Apollon et Terpsichore
        *un Coda
        * L'Apothéose.


Pour ce qui est des interprétations, si comme moi vous êtes hermétiques aux ballets mais mélomanes, je ne peux que vous conseiller l'interprétation par le jeune prodige finlandais Esa-Pekka Salonen.

En prime, quelques extraits trouvés au hasard de YouTube


 
 
Variation d'Apollon



Pas de deux



Variation de Terpsichore



Apothéose
Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 3 janvier 2008
Avec un peu de retard il est vrai, je désire vous souhaiter, chers lecteurs, une bonne et heureuse année 2008. J'espère qu'elle vous apportera plénitude, prospérité, amitiés et amours !

A titre plus polémique j'espère qu'elle apportera à notre "cher" président dignité, sens diplomatique, vraies capacités dans le domaine de l'international, pondération, modestie, sobriété, délicatesse, non-vulgarité, patience, respect d'autrui, humanisme, réserve, honnèteté, pudeur... (et caetera. Je m'arreterai ici, car la liste est longue ! Jamais je n'aurai souhaité autant de bonnes choses à une seule personne !).

Comme vous avez pu le remarquer, j'ai aussi changé le titre du blog, d'un titre prédéfini et fort laid à "Brice Musaphore". Car c'est tout ce que j'aspire à être : un humble porteur de muse, pris de transes clionètes, à votre service.
Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 mai 2007
באתר הרודיון ליד ירושלים, כך יודיע הבוקר (שלישי) פרופ' אהוד נצר מהאוניברסיטה העברית. גילוי קברו של המלך הורדוס פותר את אחת התעלומות הגדולות שהעסיקו את הארכיאולוגים בארץ-ישראל מאז ומעולם. נצר, הנחשב לאחד מבכירי חוקרי הורדוס, מנהל חפירות בהרודיון מאז שנת 1972 בניסיון לאתר את קברו של המלך היהודי. במסיבת עיתונאים שתערך הבוקר באוניברסיטה העברית יימסרו פרטים על הקבר עצמו ועל המקום המדויק שבו התגלה.

הורדוס, המכונה גם "הורדוס הגדול" הרחיב את בית המקדש השני ובנה את קיסריה, מצדה ופרוייקטים מונומנטליים רבים אחרים. הוא מת בשנת 4 לפני הספירה ביריחו לאחר מחלה ממושכת. מרבית החוקרים שיערו כי הורדוס קבור בהרודיון, בהסתמך על כתביו של ההיסטוריון יוסף בן-מתתיהו. ואולם הקבר לא נמצא בחפירות שנערכו באתר עד היום. החפירה הנוכחית של פרופ' נצר התמקדה באזור שונה מאלה שנחפרו עד היום: באמצע הדרך בין המתחם חלקו העליון של הרודיון שני הארמונות.

הורדוס בחר להקים את אחוזת הקבר שלו באתר הרודיון כיוון שבמקום התרחשו שני אירועים דרמטיים לו ולבני משפחתו. בשנת 43 לפני הספירה, בזמן שהורדוס היה עדיין מושל הגליל, הוא נאלץ להימלט יחד עם בני משפחתו מירושלים, לאחר שאויביו הפרתים הטילו עליה מצור. ליד אתר הרודיון התהפכה מרכבת אימו של הורדוס והורדוס נתקף היסטריה, עד שהתברר כי האם נפצעה באורח קל. זמן קצר אחר-כך השיגו הפרתים את הורדוס ופמלייתו אך בקרב שהתפתח ניצחו הורדוס ואנשיו.

Et là il lui dit: "Accroche-toi au pinceau, je retire l'echelle!"

Warf, warf, warf !!!!
Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 28 mars 2007
Quelle ne fut pas ma surprise, il y a une semaine, de découvrir à quel point le jardin botanique du Parc de la Tête d'Or était magnifique, avec de superbes parterres de jacinthes ! Hélas, n'ayant pas avec moi mon appareil photo, je dus me résoudre à repousser les prises que je comptais faire, plus encore que je ne l'aurai pensé d'ailleurs puisque la semaine dernière fut particulièrement sordide météorologiquement parlant.

Hélas, lorsque le beau temps fut revenu, lundi, les parterres n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils étaient. Ne restaient plus qu'une vague beauté, sans commune mesure avec ce que j'avais pu oberver une semaine plus tôt, et une intense fragance qui me réjouit les sinus.

Quoi qu'il en soit, je serais bien indigne de ne point vous faire partager les quelques photos de ces fleurs magnifiques, auxquelles je me permet de joindre une petite note empruntée sur le site : http://www.aujardin.info/


Hyacinthus / Jacinthe

Famille : Liliacées
Origine : Régions est de la méditerranée
Période de floraison : avril, mai, juin
Couleur des fleurs : rose, rouge, bleu, blanc
Exposition : soleil, mi-ombre
Type de sol : léger, bien drainé, riche en humus
Acidité du sol : neutre
Humidité du sol : normal
Utilisation : bordure, rocaille, massif, pot, jardinière
Hauteur : 30 cm
Type de plante : fleur
Type de végétation : bulbe
Type de feuillage : caduc
Rusticité : rustique
Plantation, rempotage : plantation en automne à 10 cm de profondeur
Méthode de multiplication : division des bulbilles
Taille : -
Espèces, variétés intéressantes :
- Hyacinthus 'Perle blanche' aux fleurs blanches
- Hyacinthus 'Orange Boven' aux fleurs oranges
- Hyacinthus 'Gipsy queen' aux fleurs jaunes
Maladies et insectes nuisibles : la pourriture grise
Toxicité : Les fleurs sont exquises dans la cuisine et la confiserie.

  • La première Jacinthe est originaire de la région Est de la Méditerranée, selon la légende, c'est en Grèce qu'elle aurait été créée. Dans la mythologie, la Jacinthe serait née du sang de Hyacinthe, jeune homme tué par Zéphyr lors d'un lancer de disque. Apollon, peiné par cette tragédie, aurait faite naître une Jacinthe rouge du sang de Hyacinthe pour qu'il puisse revivre éternellement.

  • Pendant longtemps, ces jolies fleurs étaient associées à l'élégance, mais aujourd'hui la Jacinthe évoque avant tout l'insouciance, elle aussi symbole de la simplicité.

Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 mars 2007

Sachant pertinemment qu’un jour où l’autre quelque fâcheux se sentira obligé de me demander –non sans raison, il faut bien l’avouer !- quelle raison m’a poussé à prendre pour nom de domaine la capitale de l’Etat de Floride –avec lequel je n’ai pourtant aucune affinité particulière- et non celle du Dakota du Nord (Bismarck - qui m’est plus sympathique) ou de la Caroline du Sud (Charleston m’a toujours étrangement évoqué Charlton Heston…)

Mais trêve de digression oiseuse.

En dépit du titre du présent article qui n’a pour but que de vous perdre dans les méandres de mon vil esprit, Tallahassee a été choisi en raison de sa quasi-homonymie avec TaSi qui est la contraction d’un mien pseudonyme, Tarkin-Sienar. Notons que la dite contraction n’a, je le répète, aucun rapport aussi vague soit-il avec Tacite ou une quelconque apologie de la Stasi.

Mes hommages aux dames, et un camouflet aux messieurs.

Votre serviteur

Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 5 mars 2007

Le Blog est mort. Vive le Blog !

Au vu de la collection de blogs plus ou moins incomplets et inutiles que je collectionne depuis quelques temps –il me semble bien que celui-ci est le cinquième- on serait en droit de se demander quelle sotte raison peut bien me pousser à vouloir en créer un supplémentaire, et je serai moi-même bien embarrassé si cette question m’était posée, car je n’en ai tout simplement aucune idée.

Peut-être tout simplement la volonté d’ouvrir un blog propre, civilisé après les lieux barbares où j’ai pu m’égarer. Peut-être le désir illusoire de reprendre à zéro une petite partie de ma vie. Peut-être l’envie de perdre mon temps en publiant des billets d’humeur que personne n’ira lire Je ne sais. Et n’ai aucune envie de trouver une réponse. Les fâcheux qui souhaiteraient m’y amener verront leur offense châtiée demain, à cinq heures, sur le pré.

Ceci dit, je vous salue.
Par TaSi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Publicité

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus