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Mercredi 25 avril 2007
De nouveau absent et cette fois ci, c'est pour de bon. Inutile de dire que ces trois premières épreuves ont été catastrophiques, mais par bonté, je vais vous faire partager mes sujets :


Philosophie : "La culture est-elle une seconde nature ?"

Géographie : "La ville produit-elle des territoires de pauvreté ?"

Français : ""Partiellement effacés, mais repérables çà et là en traces énigmatiques, à compléter, des mots anciens se profilent sous la phrase en train de s'écrire. [...] Des paroles réputées proches des origines, et porteuses de l'influx initial des Muses, viennent hanter le poème nouveau, l'animer de leurs propres résonances et le projeter dans le contexte de la Fable, bien au delà du monde familier et de l'histoire vécue au présent."

André TOURNON, "Palimpsestes, échos, reflets. Le dédoublement dans la poétique de Ronsard" in Aspects de la poétique (Ph. De Lajarte dir.), Caen, Presses universitaires de Caen, 1989, p27

Dans quelle mesure votre lecture des Amours de Ronsard est-elle éclairée par ce jugement ?"

Histoire :  "La consommation aux Etats-Unis. (1917-1988)."

Anglais : Version : extrait de Angels and Insects de Antonia Susan Byatt

Option Histoire : Commentaire de document : extrait du Nouveau Voyage autour du Monde du Gentil de la Barbinais.

Option Géographie : Commenaire de la carte de Brumath.


Pour tout vous dire, je pense avoir lamentablement raté ce concours -comme 97% de ceux qui le passent, me diriez vous.- En effet, j'ai fourni des copies honteuses en Géographie et en Option Géographie, ce que je ne me pardonne pas. Sans surprise, les épreuves de Français et de Philosophie ont été assez laborieuses. En revanche, je suis assez satisfait de ce que j'ai pu faire en Histoire et Option Histoire...

Advienne que pourra / Wait and See / Inch'allah...
Par TaSi - Publié dans : Uranie : Muse de l'astronomie : Mon univers !
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Dimanche 1 avril 2007

Hier soir, j'ai accompagné Lucas au Pathé Bellecour pour voir le fameux "300" dont on nous rabattait quelque peu les oreilles depuis quelques temps. Au bout d'un peu plus de deux heures, mon verdict est tombé, sans appel : mauvais.

Lecteur assidu d'Hérodote, dont les neuf livres de "l'Enquête" ont été pour moi une source de plaisir incroyable lorsque je les ai dévorés, je n'en ai été que plus affligé lorsque j'ai été soumis à la torture mentale que représente ce film, pompeux blockbuster, certes sur certains points esthétiquement réussi, qui suit le déroulement global tel que le père de l'histoire les relate dans le Livre VII dans "nos" paragraphes 196 à 238 -il faut rendre cette justice- mais qui est victime d'un certain nombre de tares irrécupérables.

Je développerai donc ma critique suivant trois axes : considérations morales et esthétiques, Héllènes et Perses face au réalisateur, et enfin, aberrations historiques.

Tout d'abord, le film semble guidé par ce que j'oserai qualifier d'instincts manichéens totalement américains : l'opposition entre les Grecs, courageux défenseurs de la "liberté" et les vils Perses corrompus, perfides et assimilés à l'"obscurité", aux "ténèbres" est une allégorie peu subtile de ce "choc des civilisations" entre occident et orient qui tient tant à coeur outre-atlantique.

En soit, ce travers est pardonnable, tant il est une constante dans nombre de films anglosaxons -il apparaît d'ailleurs dans la trilogie du Seigneur des Anneaux de Jackson. En revanche, l'obsession blockbusterienne du "monstre" y est insupportable, et ce qui eût été tolérable dans de l'Heroïc Fantasy ne l'est pas dans un film prétendant reprendre un événement historique, car du rhinocéros à l'homme-bouc en passant par l'espèce de troll qui accompagne les immortels et l'homme-crabe officiant comme bourreau, le spectateur a plus l'impression d'être face à un jeu vidéo dont chaque niveau se clot avec un "boss de fin" que devant un film construit.

Qui plus est, je ne peux m'empêcher de reprocher des défauts constants transparaissant tout au long de "300" : une quantité incommensurable de temps morts, de ralentissements inutiles qui essoufflent le rythme, surtout quand ils s'accompagnent de discours peu convaincants ; le rôle quelque peu putassier des femmes, qui sont soit oracle "allumé", soit reine -moche- prompte à un "adultère par amour", soit trois lesbiennes lubriques de la cour de Xerxes. Leur image n'est d'ailleurs pas vraiment rehaussée par un bon quota de scènes pseudo-érotiques -je songe notamment à l'étreinte "passionnée" entre Léonidas et sa grognasse dont le rendu, en particulier sonore (les gémissements) est fort peu satisfaisant- et de plans poitrinaires caractérisés par une omniprésence de tétons dressés...


De fait, le premier reproche que je faisais au film induit celui à venir, à savoir un téléologisme insupportable. N'en déplaise au réalisateur, la "Grèce", en tant qu'entité politique ça n'existe pas. Subséquemment, je vois mal des Spartiates -c'est à dire les habitants d'une CITE et non pas d'un constituant d'une FEDERATION- partir en guerre en dédiant leur combat à "la Grèce et la liberté". Il y a des Grecs, des Hellènes, vivant dans une zone plus ou moins définie ne se limitant pas, loin s'en faut, à ce que nous nommerions le Sud de la péninsule balkanique, et au-delà de laquelle vivent des barbares. Mais cela n'implique pas l'existence d'un sentiment national qui ne voit le jour que près de 2000 ans plus tard, alors que la Grèce (dans son acception géographique) est occupée par les Ottomans ; Hérodote lui-même pourtant panhellénien est loin de la conception nationale moderne qui est celle du film.

Evoquer le traitement téléologique des grecs m'emmène enfin à aborder le thème -vaste !- du traitement des Perses, qui est tout bonnement innommable.

[Mais que je traiterai ultérieurement, du fait de ma fatigue croissante. je précise néanmoins les "points" afin de permettre une justification.]

 

- Xerxès NOIR ?!? sans barbe ?!? efféminé ?!?
- Piercing ?!? (ne se pratiquait guère qu'aux oreilles, et encore : cf bas reliefs des cités perses)
-

 

-détournement ridicule de ce que sont les Ephores ; et Delphes ?
- et les autres Grecs ? 500 Tégéens, 500 Mantinéens (cad 1000 arcadiens), 400 Corinthiens, 200 de Phlionte, 700 Béotiens, 1000 Phocidiens ? bien que 6000 soit partis (de l’initiative des spartiates dixit Herodote) au bout du 3ème jour. Phocidiens sont en fait restés jusqu’au bout.
- Immortels (Athanatoi, terme inventé par Hérodote de l'avilissement du persan : anusiya cad Compagnon) sont farfelus : Katanas et allures de Samourai. Etaient en fait habillés de robes ornées, armés de lances, épées et boucliers
- Quid des cuirasses, des méduses des boucliers ? Usage saugrenu de la lance -influence néfaste des combats de rue modernes.

Par TaSi - Publié dans : Calliope - Muse de l"épopée : Cinéma
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Mercredi 28 mars 2007
Muh !

Il y a une ou deux semaines de cela, en écoutant Bide & Musique (la webradio de l'improbable, pour les pauvres hères qui ne connaitraient pas), j'eu une révélation. Modestement appelée "Muh !" -Boe !- dans sa version originale, ce morceau délieusement horripilant signé Matterhorn Project (compositeur : Jean-Clone de Plastic) est une variation rythmé sur meuglement de vaches agrémenté de quelques clarines, solos de cuillières en bois sur table, son de pluie et d'orage, yodels, corne des Alpes, et autres sons non-identifiés.

D'après l'analyse d'un courageux bidonaute, il en résulte que les paroles sont les suivantes -il me semble que quelques points sont sujets à cautions, mais à voir en temps voulu :

Meuuuuh

Meuaaaaaaah

Meuuuuh
Meuaaaaaaah
Meuuuuh
Meuuuuh
Meuuuuh
Meuuuuh
Meuuuuah

Meuuuuh
Meuuuuh
Meuuuuh
Meuuuuaaaaah
Meuuuuh

Meuuuuh
Meuuuueh
Meuuuuh
Meuuuuaaaaah
Meuuuuh

Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah

[solo de cuillère sur boîte]

Bêêêêêêh

Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah

[re-solo]

Meuuuh
Meuaaah

Meuuuh
Meuaaah
Meuaaaaaah

[corne]

Youhouuuuuuuuuuuuu !

Meuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh !

Hoin ! Hoin !
Hoin ! Hoin ! Hoin ! Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Hoin !
Meuuuh

[marche dans les bois]
Yolalalahouhouuuuuhuuuuuu

Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah
Meuuuh
Meuaaah
Meuuueh
Meuaaah

MEUUEH !

Il va sans dire que je n'ai pu m'empêcher de me procurer cette magnifique chose dont je me suis épris, de cet hymne au portnawak et, à l'heure qu'il est, je ne peux plus, à mon grand dam, m'empêcher de l'écouter...
Par TaSi - Publié dans : Calliope - Muse de l"épopée : Cinéma
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Mercredi 28 mars 2007
Quelle ne fut pas ma surprise, il y a une semaine, de découvrir à quel point le jardin botanique du Parc de la Tête d'Or était magnifique, avec de superbes parterres de jacinthes ! Hélas, n'ayant pas avec moi mon appareil photo, je dus me résoudre à repousser les prises que je comptais faire, plus encore que je ne l'aurai pensé d'ailleurs puisque la semaine dernière fut particulièrement sordide météorologiquement parlant.

Hélas, lorsque le beau temps fut revenu, lundi, les parterres n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils étaient. Ne restaient plus qu'une vague beauté, sans commune mesure avec ce que j'avais pu oberver une semaine plus tôt, et une intense fragance qui me réjouit les sinus.

Quoi qu'il en soit, je serais bien indigne de ne point vous faire partager les quelques photos de ces fleurs magnifiques, auxquelles je me permet de joindre une petite note empruntée sur le site : http://www.aujardin.info/


Hyacinthus / Jacinthe

Famille : Liliacées
Origine : Régions est de la méditerranée
Période de floraison : avril, mai, juin
Couleur des fleurs : rose, rouge, bleu, blanc
Exposition : soleil, mi-ombre
Type de sol : léger, bien drainé, riche en humus
Acidité du sol : neutre
Humidité du sol : normal
Utilisation : bordure, rocaille, massif, pot, jardinière
Hauteur : 30 cm
Type de plante : fleur
Type de végétation : bulbe
Type de feuillage : caduc
Rusticité : rustique
Plantation, rempotage : plantation en automne à 10 cm de profondeur
Méthode de multiplication : division des bulbilles
Taille : -
Espèces, variétés intéressantes :
- Hyacinthus 'Perle blanche' aux fleurs blanches
- Hyacinthus 'Orange Boven' aux fleurs oranges
- Hyacinthus 'Gipsy queen' aux fleurs jaunes
Maladies et insectes nuisibles : la pourriture grise
Toxicité : Les fleurs sont exquises dans la cuisine et la confiserie.

  • La première Jacinthe est originaire de la région Est de la Méditerranée, selon la légende, c'est en Grèce qu'elle aurait été créée. Dans la mythologie, la Jacinthe serait née du sang de Hyacinthe, jeune homme tué par Zéphyr lors d'un lancer de disque. Apollon, peiné par cette tragédie, aurait faite naître une Jacinthe rouge du sang de Hyacinthe pour qu'il puisse revivre éternellement.

  • Pendant longtemps, ces jolies fleurs étaient associées à l'élégance, mais aujourd'hui la Jacinthe évoque avant tout l'insouciance, elle aussi symbole de la simplicité.

Par TaSi - Publié dans : Euterpe - Muse de la Musique
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Mercredi 28 mars 2007
Grande inactivité qui est la mienne en ce lieu, du fait de mon concours blanc... Pour parler vrai, je sens mon cerveau se liquéfier de jour en jour, sans arriver à y mettre le holà. Subséquemment, je me sens un peu obligé de vous faire partager ma joie en vous communiquant mes joyeux sujets.

Histoire : "Être américain (1917-1988)"

Géographie : "Etat, transport et pauvreté urbaine dans le Monde"

Option Histoire : à venir (Vendredi !)

Option Géo : à venir (Vendredi !)

Français : "Jean-Jques Ampère, ami et admirateur de Prosper Mérimée, dit de lui, à propos de son théâtre : "Il n'a point songé à une école, à un système, mais au naturel et à la vérité." Qu'en pensez-vous ?"

Philosophie : "Culture et liberté s'impliquent-elles ?"


Pour mémoire, ceux de mon premier concours blanc étaient :


Histoire : "Evangile social et évangile du travail aux Etats-Unis de la fin des années 1910 à la fin des années 1920"

Géographie : "Pauvreté urbaine et dynamiques foncières dans le monde"

Option Histoire : Commentaire de texte : "Les conséquences de la Bataille de Delion", Thucydide

Option Géo : Commentaire de cartes : carte 1/50.000 et carte géologique de la région de Vittel

Français : " Dès la querelle des arts et des sciences, Rousseau a su voir que la généalogie du mal est complexe, et qu'on ne peut simplement incriminer le savoir et les techniques. Le mal, c'est l'inquiétude d'esprit que dénonçaient les stoïciens et c'est aussi ce que les modernes nomment aliénation : ne plus s'appartenir, vivre pour l'opinion et pour le regard des autres, exiger davantage que la nécéssaire reconnaissance de l'homme pour l'homme. Le mal, qui est venu du dehors, est la passion du dehors" (Starobinski, Essai sur le Second Discours) Un tel aperçu de la pensée de Rousseau rend-il compte de la Lettre à d'Alembert ?

Philosophie : "Les notions de culture et de nature s'opposent-elles nécéssairement ?"
Par TaSi - Publié dans : Uranie : Muse de l'astronomie : Mon univers !
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