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Mercredi 19 décembre 2007

Navrant. Affligeant. Tels sont les deux qualificatifs qui me viennent à l'esprit lorsque je pense à "Je suis une Légende", que je viens d'aller voir en compagnie de Quentin.

Non pas que ce blockbuster revendiqué soit desservi par de mauvais comédiens (sur un total de trois -un peu plus si on prend en compte les quasi-figurants des scènes de panique à New York-, ça n'est guère étonnant) , car Will Smith est à peu près crédible dans son rôle de scientifique-survivant rendu paranoïaque par la solitude, réduit à dialoguer avec son chien. Crédibilité accentuée par l'ambiance lourde inhérente à la faible quantité de dialogues...

Non pas, non plus, qu'il soit esthétiquement raté : les travellings des avenues New-Yorkaises envahies par la végétation sauvage post-nuke sont fort belles et impressionnantes, les effets spéciaux de zombies fort réussis et le tout est filmé de façon tout à fait acceptable. Nombre de scènes sont, il faut le dire, belles et/ou impressionnantes (je songe à la partie de chasse en Ford Mustang et aux différents assauts de zombies) tandis que la réalisation (ratio scènes d'actions courtes et violentes / longues scènes pesantes et angoissantes, comme celle de l'entrepôt-ruche à zombies) reste impeccable.

Non, le problème vient de deux choses : des incroyables incohérences de son sénario (lequel est d'ailleurs fort prévisible du bout en bout) et du fond de propagande évangéliste qui en fonde la conclusion.

Commençons par ce dernier point, puisque c'est sur celui-ci que se clos le film. Bien qu'étant particulièrement tolérant, y compris sur les questions religieuses, j'ai un peu de mal quand elles s'immiscent dans un film pour en constituer une morale et une propagande particulièrement insidieuse. Ainsi le Seigneur, dans son infinie miséricorde, puisse être le facteur conclusif de l'aventure, qui guide les pas de ses fidèles vers la rédemption (c'est à dire vers une sorte de Middletown pur de toute profanation virale) et qui, dans une glorieuse apparition a Docteur Neville, l'amène à se suicider, entraînant dans sa mort de martyr une floppée de Zombies, pour sauver la veuve et de l'orphelin... Sans commentaire.
Rattachable à cela, tout aussi vomitif mais tellement banal que je ne m'appesantirai pas dessus, citons aussi le patriotisme omniprésent de la chose : bien sûr, son éminence le docteur Neville est américain et le Middletown susnommé où s'entassent les rares survivants se trouve dans le Vermont, mais en plus, dans ce monde dévasté où toutes les créatures vivantes ont contracté le virus zombophore, flottent encore, héroïques, les drapeaux américains, intacts. C'est à croire que les mites ne sont pas zombéifiables...

Passons aux incohérences, assez stupéfiantes dans un film ayant bénéficié d'un budget aussi conséquent (à moins qu'elles ne soient la conséquence du budget...). Imaginez ainsi un New-York post-nuke où ne demeure encore qu'un seul survivant... la logique voudrait qu'il ne bénéficie plus d'électricité, plus d'eau courante, plus rien. Mais non ! l'incroyable docteur Neville continue, même dans l'adversité, à vivre l'American dream de son American way of life : entre parties de chasse au daim et ballades en 4x4 dans la ville, il prend le temps de laver doucereusement son chien dans la baignoire (on ne dénoncera jamais assez le risque des puces-zombies) et de regarder Shrek sur son home cinéma. Et oui ! Vous serez également heureux d'apprendre que cet être d'élite concentre dans sa maison, en sus des installation précitées un arsenal de fusils d'assaut, des pistolets dans tous les tiroirs et un laboratoire souterrain... 

J'ai en revanche été soulagé de découvrir que les zombies, même déshumanisés, étaient assez intelligents pour élire un général-bélier (reconnaissable à sa musculature), capable de concevoir de merveilleux pièges à attraper l'humain... Fabuleux ! On est aussi en droit de s'interroger sur les modalités de la venue de la femme-sidekick en 4x4 au milieu d'une ville condamnée, alors qu'elle prétend s'être enfuie à bord d'un navire de la croix rouge...

Enfin ! Au point où j'en suis, je ne me vois pas continuer à dézinguer la bête à tout va, comme le fait si bien le docteur Neville avec ses amis zombies. Je suis néanmoins déçu d'un tel gâchis de potentiel, livré aux désirs démagogique d'un public avide de Dieu et de bêtise. Arrivé à la fin de cette critique, je pense que le mot de la fin, celui qui la conclura le mieux tout en définissant le mieux la chose est : regrettable. Amen.

Par TaSi - Publié dans : Calliope - Muse de l"épopée : Cinéma
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Lundi 17 décembre 2007

Afin de rattraper le retard que j'ai si divinement dénoncé dans le billet précédent, et afin d'éloigner le spectre de la procrastination, je me mets en devoir de vous servir, chers lecteurs virtuels (car en dépit de ma naïveté, je sais pertinemment que je ne m'adresse à personne, personne n'étant assez fou pour se perdre céans), quelques critiques à propos des derniers films que je suis allé voir.

Nous allons commencer par le dernier en date,  Elizabeth, que je suis allé voir il y a de cela cinq jours en compagnie de Charlotte, Quentin et Kevin. Bien sûr, comme à l'accoutumée on attendrait de ma part une critique saignante, sanglante, d'autant plus qu'il s'agit d'un film historique (genre que je prend beaucoup de plaisir à disséquer tatilloneusement !), d'autant plus que ceux qui me connaissent doivent savoir que je ne porte ni Elizabeth I, ni l'Angleterre dans mon coeur.

Et bien non. Je ferai les choses avec subtilité, d'autant plus que je dois moi-même admettre que je suis très partagé à son sujet. A contrario de ce que j'aime faire, je vais même commencer par m'acharner sur ce que je lui reproche, avant de lui concéder d'indéniables qualités.

De fait, la première chose dont il faut prendre conscience en allant voir Elizabeth est sa mauvaise foi historique tout à fait remarquable, qui en fait un véritable film de propagande à la mode Rules Brittania qui ferait presque passer l'Alexandre Nevski d'Eisenstein pour un symbole de l'amitié germano-russe. On est en droit de rire, quand notre bon Philippe II (dont le prognathisme est étrangement reporté sur son ambassadeur à Londres ?), est recroquevillé devant une chandelle dont la flamme finit par s'éteindre, pendant que l'Invincible Armada se fait couler. On est aussi en droit de rire quand on le voit suivi, où qu'il aille, par une omniprésente légion d'Archevêques et Cardinaux (et l'obligation de résidence messeigneurs ?) portant rosaires, croix, ostensoirs où qu'ils aillent. Et je ne peux moi-même m'empêcher d'avoir un sourire en coin quand j'entend la merveilleuse réplique prétendant que la "flotte espagnole arrive avec l'inquisition dans ses cales" !

Face à ces Espagnols prognathes et fanatiques tout de noir habillés, face à leurs jésuites comploteurs et leurs lâches agents, l'anglais, et surtout l'anglaise parait, resplendissant, beau et héroïque quand il est sir Walter Raleigh, travailleur, humble et digne serviteur quand il est grand Chambellan, et courageux, noble et populaire quand il est reine frigide... Et quelle reine ! Une reine qui vit son amour par procuration, une reine qui porte l'armure, une reine qui mène ses troupes à la victoire... Oui, mais une reine qui n'en reste pas moins tout ce que je lui reproche : une vieille et répugnante catin qui de Drake à Raleigh n'a su où trouver de la jouissance, une anglaise frigide, froide et trop fière qui fait décapiter à la hache la noble Marie Stuart, dont le courage et la noblesse -si pas la beauté- ont, il faut reconnaître cette grâce, été transmis par le réalisateur.

Question réalisation, je ne me souviens pas d'avoir jamais vu un film filmé de façon aussi académique. Certes, le réalisateur fut sans doute un très bon élève dans son école de cinéma, mais il ne fait preuve d'aucune imagination, même pour tenter de dissimuler ses problèmes de ressources humaines (je songe notamment à la scène où Elizabeth convoque son armée, laquelle apparaît progressivement sur la ligne de crête, ne laissant paraître qu'une centaine d'homme... et m'évoquant de façon irrépressible la fameuse scène finale de Holy Grail !). Par ailleurs, en dépit du nombre apparemment effarant de scènes coupées (déduction issue du grand nombre d'ellipses et de raccords scénaristiques indigestes), le film parvient à conserver son lot de scènes longues et inutiles sans être poétiques (celle de la chevauchée dans la prairie) voire proprement hallucinatoires : celle du bourrin filmé par dessous qui nage après avoir sauté du galion est un must !

Quoi qu'il en soit, en dépit de son trop-plein de bonnes intentions (ou de mauvaises vis à vis de l'Espagne habsbourgeoise), il faut admettre des qualités indéniables à Elizabeth (qualités qui ont sans aucun doute eu des conséquences financières répercutée sur les ressources humaines...) : des costumes pour le moins magnifiques et riches ; des décors splendides et un rendu de bataille naval entre galions et galiotes que je trouve saisissant ; des acteurs somme toute honorables et plus que crédibles.
Demeurent par ailleurs nombre de scènes sympathiques, mystérieuses comme celles où apparaît le jésuite comploteur, ou très amusantes comme celles du prétendant allemand ou de la consommation crue des patates ramenées par Raleigh.

Mais suffit-ce pour m'autoriser à considérer la bête comme un "bon" film ? Je ne crois pas. Mais quoi qu'il en soit, ce film, qui respecte malgré tout la vérité historique reste un divertissement honorable, qui a le mérite de traiter un époque historique hélas trop souvent méconnue ou peu traitée... avis aux réalisateurs français...

 
Par TaSi - Publié dans : Calliope - Muse de l"épopée : Cinéma
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Lundi 17 décembre 2007

Après une période de latence et d'inefficacité chronique,  dans un instant de lucidité dont je ne doute pas de l'origine divine, je me suis souvenu tout à fait  impromptuement que j'avais un blog. Etrangement, en dépit de l'existence présente ou passée de mes quatre autres blogs, abandonnés lâchement après quelques semaines voir jours d'intérêt, celui-ci m'a interpellé, m'a hélé des tréfonds de ma mémoire où je le croyais perdu.

Pourquoi ? Nul ne le sait, et sûrement pas moi.

Il me serait bien aisé de tirer des plans sur la comète afin de rationaliser ce qui ne peut l'être, mais je ne le ferai pas. Je préfère m'abandonner à une vague conviction de prédestination qui a l'avantage d'éviter toute réflexion stérile, et, au delà de ça, qui me permet de délirer sans but dans une prose illisible. Je m'étonne moi-même, de ce plaisir de l'alambiqué, de cet amour du baroque tellement rococo qu'il en devient bas de gamme et kitch qui fait mon écriture. Haine de la rationalité ? Rejet de l'efficacité ? Mépris vis à vis du contenu et du contenant ? Amour de l'exotique et éloge de la folie ?

Rarement, message aura été aussi peu serviable et illisible que celui-ci. C'est justement là toute son utilité. J'aime cette catharsis du pauvre, qui le pousse, alors qu'il est dénué de talent et de matière digne d'intérêt, à déverser un propos fade, inconséquent, qui englue dans ses circonvolutions son lecteur, et finit par le noyer dans d'insupportables billevesées.

Oui, je m'étais promis d'écrire quelque chose sur ce blog surgi d'outre-tombe. Mais se posait le problème de la matière. J'avais à la fois trop de choses à dire, et trop peu de désir de construction. Aussi me trouve-je en train d'échouer dans ce puit sans fond du propos sot.  J'ai conscience de ne déblatérer pour l'heure que niaiseries, sottises, fadaises et  balivernes. Le comble étant que j'y prend un plaisir intense. Un plaisir sadique. Un plaisir confinant à la folie.

Et non, cher lecteur, je n'ai aucune envie d'arrêter, tel est le drame ! Véritable trou noir, mon propos créée du vide à partir de son vide. Véritable antimatière culturelle et intellectuelle, il alimente son propre ennui.

Mais, me demanderez-vous, jusqu'où es tu capable de continuer, pauvre fou ? Loin, très loin. Mais, esprit de contradiction oblige, je me sens obligé de mettre mon point final ici.

 
Par TaSi - Publié dans : Uranie : Muse de l'astronomie : Mon univers !
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Dimanche 13 mai 2007

Evidemment, d'aucun me reprocheront que le mandat de monsieur Sarkozy n'a pas officiellement commencé, puisqu'il ne doit prendre ses fonctions que le mercredi 16 mai, et que par conséquent, ce premier opus des "chroniques d'un quinquennat" est quelque peu prématuré. Mais au vu de récents événements, je me suis senti obligé de le mettre en chantier plus tôt que prévu initialement.

En effet, nul n'ignore que tout au long de sa campagne électorale, monsieur Sarkozy, l'homme de Neuilly, s'est présenté comme ayant changé, comme "l'homme du changement" -ce qui peut paraître paradoxal lorsque l'on considère qu'il a passé les cinq dernières années au sein d'un gouvernement dont il occupait la seconde place-, voir comme l'ami des ouvriers et des "petits".

Sans être réellement dupe, j'ai cru, pendant quelques jours, que peut-être le futur président avait réellement changé, qu'il était capable de modestie, de calme et de tolérance. Oui, j'ai cru très naïvement qu'il pouvait être un brave homme, "ouvert" comme le prétend Claude Allègre et sympathique, et que ces vils ennemis "gauchistes sectaires et anarchistes", véritables réminiscences de mai 68 le diabolisaient outrageusement.

Fi donc ! Chassez le naturel, il revient au galop. Dédaignant les cérémonies du huit mai où sa présence n'aurait pas été honteuse -il avait préféré se rendre en pèlerinage (c'est à se demander ce qu'a bien pu lui dire le Général lors de son passage à Collombey) aux Glières, où il n'a semble t’il pas été le bienvenu, le 4 mai, en guise de clôture de campagne-, monsieur Sarkozy s'est empressé de sauter dans un Falcon 900 propriété de Bolloré pour faire un séjour méditatif à Malte. Ou plutôt au large de Malte, sur un sympathique Yacht de 60 mètres, appartenant au même Vincent Bolloré, cela au moment même où, en métropole, ses amis faisaient courir le bruit d'une retraite en monastère. Amusant.

Décidément, monsieur Sarkozy ne cesse de nous surprendre : après une descente au Fouquet's le soir même de son, notre ami des petites gens et du changement s'adonne au passe-temps favori de son prédécesseur Jacques Chirac... les vacances dispendieuses, relaxatives et réflexives chez ses amis de la haute finance..

Ceci a de quoi faire grincer des dents : contrairement aux allégations tenues à longueur de temps par ses soutiens, les amis de monsieur Sarkozy, les Bouygues -qui, curieusement, lançait une campagne de recrutement à la mi-avril... une prévision de commandes immobilières de l'Etat ?-, les Bolloré et les Lagardère, qui ont assuré sa réélection par un véritable matraquage médiatique et des sondages à l'intégrité douteuse sont d'importants clients de commandes de l'Etat. Et de là à penser qu'une collusion au caractère démocratique discutable existerait entre le nouveau président et le monde de la haute finance, il n'y a qu'un pas, que nous ne franchirons bien évidemment pas...

Par TaSi - Publié dans : Polymnie - Muse de la Rhétorique (Politique)
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Mardi 8 mai 2007
באתר הרודיון ליד ירושלים, כך יודיע הבוקר (שלישי) פרופ' אהוד נצר מהאוניברסיטה העברית. גילוי קברו של המלך הורדוס פותר את אחת התעלומות הגדולות שהעסיקו את הארכיאולוגים בארץ-ישראל מאז ומעולם. נצר, הנחשב לאחד מבכירי חוקרי הורדוס, מנהל חפירות בהרודיון מאז שנת 1972 בניסיון לאתר את קברו של המלך היהודי. במסיבת עיתונאים שתערך הבוקר באוניברסיטה העברית יימסרו פרטים על הקבר עצמו ועל המקום המדויק שבו התגלה.

הורדוס, המכונה גם "הורדוס הגדול" הרחיב את בית המקדש השני ובנה את קיסריה, מצדה ופרוייקטים מונומנטליים רבים אחרים. הוא מת בשנת 4 לפני הספירה ביריחו לאחר מחלה ממושכת. מרבית החוקרים שיערו כי הורדוס קבור בהרודיון, בהסתמך על כתביו של ההיסטוריון יוסף בן-מתתיהו. ואולם הקבר לא נמצא בחפירות שנערכו באתר עד היום. החפירה הנוכחית של פרופ' נצר התמקדה באזור שונה מאלה שנחפרו עד היום: באמצע הדרך בין המתחם חלקו העליון של הרודיון שני הארמונות.

הורדוס בחר להקים את אחוזת הקבר שלו באתר הרודיון כיוון שבמקום התרחשו שני אירועים דרמטיים לו ולבני משפחתו. בשנת 43 לפני הספירה, בזמן שהורדוס היה עדיין מושל הגליל, הוא נאלץ להימלט יחד עם בני משפחתו מירושלים, לאחר שאויביו הפרתים הטילו עליה מצור. ליד אתר הרודיון התהפכה מרכבת אימו של הורדוס והורדוס נתקף היסטריה, עד שהתברר כי האם נפצעה באורח קל. זמן קצר אחר-כך השיגו הפרתים את הורדוס ופמלייתו אך בקרב שהתפתח ניצחו הורדוס ואנשיו.

Et là il lui dit: "Accroche-toi au pinceau, je retire l'echelle!"

Warf, warf, warf !!!!
Par TaSi - Publié dans : Euterpe - Muse de la Musique
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