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Jeudi 3 janvier 2008
Avec un peu de retard il est vrai, je désire vous souhaiter, chers lecteurs, une bonne et heureuse année 2008. J'espère qu'elle vous apportera plénitude, prospérité, amitiés et amours !

A titre plus polémique j'espère qu'elle apportera à notre "cher" président dignité, sens diplomatique, vraies capacités dans le domaine de l'international, pondération, modestie, sobriété, délicatesse, non-vulgarité, patience, respect d'autrui, humanisme, réserve, honnèteté, pudeur... (et caetera. Je m'arreterai ici, car la liste est longue ! Jamais je n'aurai souhaité autant de bonnes choses à une seule personne !).

Comme vous avez pu le remarquer, j'ai aussi changé le titre du blog, d'un titre prédéfini et fort laid à "Brice Musaphore". Car c'est tout ce que j'aspire à être : un humble porteur de muse, pris de transes clionètes, à votre service.
Par TaSi - Publié dans : Euterpe - Muse de la Musique
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Samedi 29 décembre 2007
Certes, j'avais promis de rédiger des critiques  sur tous les films que j'ai pu voir depuis le très  mauvais "300" (ou CCC ?) il y a de celà plus de six mois. Mais hélas, la précision de mes souvenirs commence à s'atténuer  et je me sens bien incapable de vous livrer pour chacun un paragraphe rédigé en bonne et due forme. Aussi vais-je essayer de tout synthétiser dans l'unique article que voici.

En guise de petit sommaire, je vous informe que je traiterai respectivement de : La Croisée des Mondes : la Boussole d'Or, La Chambre des Morts, L'Ennemi Intime et Ratatouille.



Ha ! La Croisée des Mondes... Justement la trilogie que j'ai offerte à ma nièce pour noël, qui des dires de Delphine qui l'a lu il y a de celà quelques années est passionnante, prenante, et agréable à lire. Et bien le moins qu'on puisse dire est que ces qualificatifs ne s'appliquent pas exactement au film qui, scénaristiquement, semble être le résultat d'un passage sous presse hydraulique d'un scénario classique : pour maintenir en éveil le public ciblé, le rythme est trop intense, halletant, ne laisse aucune place à nulle sorte de catharsis. On voit défiler une aventure à toute vitesse, ce qui lui fait perdre toute poésie.  Aventure qui, d'après les dires de Charlotte n'est pas vraiment fidèle au livre qui plus est.  Moralité : aucun véritable élan (ni renne, d'ailleurs), aucun moment ayant le moindre véritable suspense... Qui plus est, l'enchainement de l'action parait souvent peu crédible, voir incohérente ou sans fondement (d'où sort la cavalerie-sorcière salvatrice de la fin du film ? les angoisses des personnages lorsqu'ils les voient marcher vers le centre rappellent de par trop les soldats de Rûn du Seigneur des Anneaux sans la cohérence de celui-ci).

Bien sûr, je ne vais pas cracher sur les acteurs, tout à fait convaincants, à commencer par la jeune Dakota Blue qui tient le premier rôle, celui de l'adolescente Lyra, et qui est, il me faut l'admettre, bonne actrice. On saluera au passage la présence du grand Christopher Lee apparaissant en guest-star. Je ne cracherai pas non plus sur les sympathiques effets spéciaux et les scènes de combats ou de batailles qui sont éminement divertissants, et constituent à vrai dire les seuls véritables attraits du film.

Quoi qu'il en soit, je suis partagé quant à la conclusion à donner à cette chronique, qui pourrait être soit : "90 minutes pour ça ?" ou "Seulement 90 minutes pour décrire tant d'actions ?", mais le fait demeure : son rythme trop soutenu fait perdre toute véritable qualité cinématograp^hique au résultat.



Je ne m'étendrai pas sur la Chambre des Morts. Pour nous convaincre d'aller le voir alors que nous sortions de la Biennal d'Art Contemporain, Quentin nous avait dit : "mais si, il parrait que c'est un thriller français... oui, je sais que ça parait bizarre, mais il semblerait que ça soit bien". Et bien non. De mémoire de Brice, je n'ai pas souvenir d'avoir jamais vu film aussi miteux. Evidemment, si la seule ambition du réalisateur était de créer une ambiance glauque, c'est réussi. Entre atmosphère gotho-sataniste, échangiste et lesbianique, château poussièreux dans lequelle l'infâmesse s'amuse à écorcher des sortes de petits capucins pour les clouer en croix aux portes, entre enfants enlevées par la dite cinglée pour être figés sur le modèle d'une poupée et le vieux gardien de zoo miteux fêlé, masochiste (la palme du portnawak revient à son collier à clous porté sous son infâme manteau !) et lupaphile (dans les deux sens que l'on pourrait donner à ce terme !) le pari est tenu.

Mais étrangement, pour une raison à ce jour non élucidée, l'homme qui s'est autoproclamé réalisateur pour nous servir cette bouse filmique ne peut s'empêcher d'intercaller à rythme régulier des scènes totalement délirantesques, niaises et ahurissantes sensées alternativement faire rire le spectateur et imposer un quota minimum de plan-cul/ plan-nichon. Allez comprendre...

Entre un scénario totalement surréaliste (a t'on idée d'enlever des gosses, de demander rançon pour les empailler afin qu'ils ressemblent à une poupée ?) et décadent au sens littéraire mais non noble du terme, un quota ébahissant de scènes stupides, et une ambiance glauco-morbide rien ne parvient à sauver l'ensemble. Et je prie pour que personne n'ose jamais en tirer un remake.



Il y a encore un peu plus longtemps que je suis allé voir l'Ennemi Intime, aussi serais-je bien en mal d'en tirer une critique très fournie en dépit de l'excellent souvenir qu'il m'a laissé. Néanmoins, je compte souligner les points qui m'ont marqué. Avant toute chose, il faut souligner la qualité de ses comédiens, qui nous livrent une prestation remarquable de qualité, en particulier Benoit Magimel dans son rôle de jeune lieutenant idéaliste connaissant sa descente aux enfers et Albert Dupontel, en sergent baroudeur et défaitiste. Ensuite, je souhaite saluer une réalisation impeccable : nul temps mort, des scènes de combat particulièrement "belles" (si tant est qu'une boucherie puisse être belle) et impressionnantes, le tout filmé dans des tons grisâtres du plus bel effet, qui appuie l'impression de saleté ordinaire de la guerre et convient à merveille aux décors montagneux et arides de Kabylie.

J'ai également apprécié, en ces temps de déformations historiques anti-française, de misérabilisme auto-flagellant et d'hypocrisie quant aux responsabilités de chacun, l'objectivité et l'absence de manichéisme du scénario. En effet, contrairement à ce que je craignais (et qui se pratique allègrement), la France n'est pas présenté comme la grande fauteuse de troubles, la vilaine et lâche colonisatrice barbare et assassine. Le scénario montre sans parti pris toute l'horreur ordinaire de la guerre, l'escalade de violence et de brutalité de part et d'autre, sans fausse pudeur, qu'il s'agisse des scènes de tortures de prisonniers algériens ou du charnier résultant du massacre gratuit de paysans par le FLN. Il en résulte des scènes très fortes, insoutenables dirais-je, qui ont le mérite de faire réfléchir le spectateur sur les responsabilités de chacun.

De nombreuses références à Platoon, une vrai respect de l'Histoire (avec un grand H), une omniprésence crue du crime et de l'horreur, une dualité interne chez les personnages qui parvient à mettre mal à l'aise le spectateur... et en fin de compte il film noir, percutant et ... indispensable !
Vraiment, je tire mon chapeau au réalisateur
Florent Emilio Siri pour être parvenu à réaliser pareille oeuvre de salut public !



Enfin, je vais clore sur Ratatouille, sur lequel je n'ai pas grand chose à dire : drôle, tendre, plein de références amusantes, il est à mon sens un divertissement idéal pour petits et grands ! Ruez-vous sur le DVD dès sa sortie !


Nota : je vous prie de m'excuser pour le style déplorable de ce dernier article, mais je suis très fatigué et mes idées ne sont pas très claires...
Par TaSi - Publié dans : Calliope - Muse de l"épopée : Cinéma
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Mercredi 26 décembre 2007
Arrivant chez moi ce soir, je me suis dit qu'il serait de bon ton de produire quelques articles ayant trait à un domaine qui me tient particulièrement à coeur, et que je sais en grande perte d'intéret, à savoir les mythologies germanique et nordique. Aussi, à tout seigneur tout honneur, je commencerai par une petite "biographie" de Wotan...

orig-wotan.JPG

Wotan (ou Odin chez les scandinaves, Woden chez les Saxons), dont le nom signifie "la fureur" était la divinité supérieure du panthéon germanique ; il se caractérise par un caractère perfide, cruel et misogyne et se présente sous la forme d'un mendiant à la longue barbe.

Membre de la famille des Ase, fils des géants Borr et Bestla, il tue avec l'aide de ses frères Hönir et Lothur (Vili et Vé) le géant primordial Yvir dont le corps devient la terre et épouse Fricka (Frigg, Frija, Frige ou encore Frea), à laquelle il est notoirement infidèle : ainsi, c'est avec la géante Jörd qu'il conçoit Donar (Thor).

Ayant donné un de ses yeux en gage à Mime (Mimir) en échange de la connaissance avant de lui couper la tête (pour continuer à aller la consulter), Wotan est une divinité omnisciente à la fonction psychopompe c'est à dire de guide des morts) et nécromancielle. Il est en effet le maître du Walhalla où il accueille les guerriers morts héroïquement qu'il a choisi par le biais des Walkyries.

Son omniscience est quant à elle due à ses deux corbeaux Hugin et Munin ("pensée" et "souvenir") auxquels il a donné la parole et qui lui rapportent les nouvelles du monde, ainsi qu'à ses capacités de transe et de catalepsie qui permettent à son double d'échapper de son corps sous forme animale. Ce pouvoir ayant été acquis après qu'il se soit pendu neuf nuits au frêne Yggdrasil,

Wotan n'est pas à proprement parler un dieu guerrier, comme Donar même s'il a des fonctions et un avatar guerrier : s'il peut paralyser, rendre sourd ou aveugle ses ennemis ou encore rendre ses alliés invulnérables, et si le lancé de son épieu avant une bataille décide de la victoire, il est avant tout une divinité dépositaire de la magie, de la poésie (car il a bu l'hydromel fait du sang de Kvasir), c'est à dire d'attributs chamaniques.

De fait, si les romains l'assimilaient à Mercure, ses différents surnoms témoignent d'une personnalité bien plus variée, chacune assimilable à d'autres dieux du panthéon gréco-romain : Alfoedr ("père universel" : Jupiter), Atridir ("Attaquant" : Mars), Baleygr ("Oeil de feu" : ?), Valfödr ("père des occis" : Pluton), etc...

A titre plus mythologique, signalons qu'il mène la Wuotes her (chasse sauvage), chevauche son cheval à huit pattes, Sleipnir et porte l'anneau Draupnir. Lors du Ragnarök ("crépuscule des dieux"), le combat eschatologique, le loup Fenrir tuera Wotan, lequel sera vengé par son fils Vidar.

Il est intéressant de noter que Wotan à donné son nom au premier terme allemand désignant mercredi, à savoir Wotanstag, lequel a lui-même donné naissance au Wednesday anglais. par ailleurs, Wotan, peut être plus que Siegfried représente le personnage central de la Tétralogie de l'Anneau des Niebelungen de Richard Wagner.

 
Par TaSi - Publié dans : Clio - Muse de l'Histoire
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Mercredi 26 décembre 2007
Certes, je m'y prend un peu tard pour noël et un peu en avance pour le nouvel an, mais ma courtoisie naturelle (qui ne s'exprime pas sur le radio du même nom !) m'ammène à vous souhaiter de :

Joyeuses Fêtes !


Et en prime pour Charlotte qui était incrédule quand je lui parlais de notre sapin familial en feutrine... Une photo de notre sapin de cette année qui, à défaut d'être beau (j'oserai même dire qu'il était très laid !) était.. vrai
!

122507190404.jpg

Par TaSi - Publié dans : Uranie : Muse de l'astronomie : Mon univers !
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Jeudi 20 décembre 2007

A cette heure tardive, parce que Charlotte s'apprête à me damer le pion, je me sens obligé de vous faire partager une de découverte interneteuse faite il y a de cela une petite semaine, j'ai nommé...

Akinator !


Derrière de ce nom assez brutal et grotesque (qui m'évoque une sorte de mélange fait d'un Anakin Skywalker et d'un terminator allègrement touillés) se cache en fait un site très ludique où un "génie" peut trouver, en vous posant des questions, le personnage auquel vous pensez... Et force est de constater que sa matrice de recoupement et de calcul est d'une rare efficacité : si les personnages ayant les plus fréquentes occurrences sont très aisément trouvées ... c'est aussi le cas de personnages historiques ou artistiques plus rares. En effet, j'ai pu observer sa capacité à reconnaître à la fois François Bayrou et Pétrarque, Augusto Pinochet et Gustav Mahler...

Quoi qu'il en soit, je vous encourage à aller y tenter votre chance -bien que le serveur soit fréquemment saturé- et à y passer un bon moment de distraction !

Par TaSi - Publié dans : Ulysse : héros perdu (!) : Odyssées webeuses
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